3 339/365 – Grand Trianon, boudoir de l’Impératrice,salon de Madame Mère -dit salon des Glaces- Château de Versailles (1)

Durant les vacances – qui ne sont  pas terminées – , j’ai effectué quelques visites de château et j’ai le plaisir de commencer les publications faites lors de mes promenades durant ces deux mois de vacances.

Nous commencerons aujourd’hui une première série sur le château de Versailles et plus précisément sur le grand Trianon. C’est Jules Hardouin Mansart qui en entreprend sa construction en 1687 sous l’oeil personnel du Roi !
Il est classé MH en 1862 et déclaré Patrimoine Mondial en 1979 !

Sous le 1er Empire, en 1804, Napoléon 1er fait complètement amménager le Grand Trianon pour y habiter à la belle saison.
Après la révolution 1789/1799, les tableaux et collections de peintures sont transportées au Louvre et le mobilier vendu aux enchères et complètement dispersé.

Avant de commencer la visite, regardez donc cette vidéo issue de la chaîne youtube Château de Versailles., pour vous présenter le domaine.
J’y ai appris que c’est Louis XIII en 1629 qui fit bâtir un petit pavillon de chasse.
Petit pavillon de chasse qui a bien évolué … 😀
Regardez, c’est étonnant l’évolution que cela a prit et les modifications apportées par la suite.

Pour l’heure, nous nous intéresserons au Grand Trianon.

Je ne l’ai pas visité en entier lors de mon passage, mais j’y retournerai une autre fois. En automne plus que probablement ou alors en hiver, lorsqu’il y aura moins de monde et que je serai donc moins « gênée » pour mes prises de vue. Lorsqu’il y aura surtout une jolie lumière rasante  ❤

Grand Trianon

Le Grand Trianon ne portera ce nom qu’après la fin de la construction du Petit Trianon . Mais le Grand Trianon est aussi surnommé le Trianon de marbre. Le marbre rouge utilisé est du marbre rouge du Languedoc.
Il était surtout le château personnel du roi Louis XIV – Versailles étant le château réservé à la Cour- .
Ce château est composé de deux ailes ; l’aile Nord et l’aile Sud.

Je vous propose de le découvrir avec moi et … mon regard si personnel sur les choses qui m’entourent 😀

Empruntons ce corridor des gravures baigné d’une lumière royale (bonjour à Stéphane Bern) 😉 …

grand trianon, corridor des gravures

…  pour arriver devant le boudoir de l’Impératrice.

Grand Trianon boudoir de l’Impératrice

Ce boudoir fut premièrement le boudoir de Madame Mère, mère de Napoléon , en 1805 puis, celui de l’Impératrice Marie-Louise en 1810.
Cette pièce fut par après rattachée aux appartements que le  roi Louis-Philippe s’est fait amménager dans les cuisines du  Louis XIV.
Cet appartement de Louis Philippe (non visible sur la photo) est aujourd’hui affecté pour la réception des hôtes de marque du Ministère des Affaires Etrangères.
Dans ce boudoir on trouve un canapé à haut dossier avec ses deux bergères, un tapis dit en peau de tigre, un bureau « arc de triomphe », (non visible sur la photographie) et d’autres mobiliers non visibles sur la photo egalement
Le lustre est de style Premier Empire en bronze doré

Nos arrivons au salon des glaces.

Salon du conseil sous Louis XIV, la pièce a conservé  sa corniche et son décor de boiseries de glaces dantant de 1687/1689. Modifié en 1706.
En 1805 il devint le grand cabinet de Madame Mère puis celui de l’Impératrice Marie-Louise.
Cette pièce fut à nouveau utilisée comme cabinet du Conseil sous Louis-Philippe.

Grand Trianon Salon des glaces

Les rideaux sont en Lampas de soie dit Quatre parties du Monde, tissés par PERNON  à Lyon à la fin du XVIIIème siècle pour le grand cabinet de la reine Marie-Antoinette au château de Compiègne, dont une partie fut rachetée en 1805 à Paris (tissage moderne d’apres les modèles anciens)

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L’ensemble des sièges livrés en 1805 pour cette pièce par JACOB DESMALTER recouverts de 
 Lampas de soie dit Quatre parties du Monde et destinés à Madame Mère.

Grand Trianon salon de Madame Mère – salon des Glaces

En levant la tête on pourra admirer de jolis angelots gravés

Grand Trianon salon de Madame Mère – salon des Glaces

Nous continuerons la visite d’ici quelques jours, une semaine,  si vous le voulez bien.
J’ai plutôt l’intention d’effectuer mes publications de ma visite faite au Grand Trianon, entre d’autres publications, histoire de ne pas lasser (et de me laisser aussi le temps de les préparer).

A bientôt pour la suite 😀

 

 

 

3 337/365 – Les plus beaux graffs du 93 – Street art

Ces derniers temps je me suis régulièrement promenée à Saint Denis ; ici et là ….
J’ai marché beaucoup, beaucoup … vraiment beaucoup (Saint Denis est grande et .. riche de tout)
J’y ai découvert beaucoup de choses.
J’y ai fait de fort jolies rencontres, sans préjugés …..
J’y ai aussi vu de très jolis graffs forts colorés pour la plupart.
En voiçi quelques uns.

félins – Katre – Marko93

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street art à Saint Denis
street art à Saint Denis
street art à Saint Denis

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3 336/365 – Ferme fouillée de Louis – Urbex

Découverte en 2015 un soir d’été bien chaud mais superbement beau.

ferme fouillée de Louis

 

Sur le site qui est gigantesque, des fouilles ont été entreprises et c’est ainsi que l’on a pu découvrir des vestiges (comme un théâtre antique, une nécropole etc …). Des pièces de monnaie, comme des bijoux et des céramiques ont également été découvert en nombre. Toute une partie de cette découverte a depuis été recouvert par des routes.

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Cette ferme qui était au départ une grange, a été batie sur les vestiges d’une cité et faisait partie d’une Abbaye cistercienne située à plusieurs kilomètres de là. Le fief faisait 300 arpents.
Durant la période d’après guerre la ferme fut victime d’un incendie. La grande majorité de la ferme est détruite. Seuls les bâtiments d’habitation restèrent en état. Durant les années 60 le bâtiment fut abandonné.
En quelques dizaines d’années à peine, après les nombreux passages de récupérateurs de matériaux (appelons cela des voleurs ….) les bâtiments sont complètement en ruine laissant près de deux mille ans d’histoire s’écrouler.

3 335/365 – Dernier commerce de l’îlot avant destruction imminente

C’est le dernier.
Le dernier commerce du quartier, de cet îlot vétuste que l’on détruit, petit à petit.
Les engins de destruction sont dans son dos.
Ce petit commerce, le dernier du quartier, le dernier de cet îlot vétuste n’a plus que quelques semaines à vivre.
Bientôt; il ne sera plus que gravas et poussière.

dernier commerce de l’îlot

Si j’avais eu quelques euros en poche je serais entrée.
J’aurais acheté quelque chose ; des bonbons, et j’aurais échangé quelques mots avec Simone, ou Ahmed, ou Maria, ou Cécile, ou Mohamed, ou Fatima … qui se serait peut-être assis(e) sur le devant de la porte avec dans le regard des images dans lesquelles j’aurais pu lire ….

 

 

3 334/365 – Arbres remarquables parc Maison de Chateaubriand (4)

Cette très jolie propriété de Chateaubriand dans la vallée aux loups possède un parc de toute beauté ainsi qu’un bel arboretum avec des arbres dits « remarquables » .

maison de Chateaubriand,parc et arboretum

Le parc qui entoure la maison de Chateaubriand a une superficie de 10, 7 hectares.
Chateaubriand était un amoureux fou de la nature et en particulier des arbres . Pour enrichir sa collection il demande à se connaissances des plants . Aussi, par l’intermédiaire d’un explorateur Allemand -en l’occurence Alexandre Von Humblot-, il demande à un botaniste des plants provenant d’une serre impériale . Chateaubriand a aussi planté des arbres provenant de Grèce, de Liban, Louisiane, Espagne, Grenade …

Il faut lever la tête bien haute pour apercevoir la cime de la plupart des arbres remarquables.

arbre remarquable

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3 333/365 – Maison de Chateaubriand (3)

Novembre 1807, Chateaubriand et son épouse s’installent dans ce qui n’est encore qu’une maison de jardinier.

maison de Chateaubriand

C’est dans cette propriété qu’il écrit la plupart de ses ouvrages majeurs et c’est ici aussi qu’il a commencé l’écriture de Mémoires d’outre-tombe.
Il effectue lui même l’aménagement de sa maison et du parc , aimant s’entourer de tout ce qui lui rappelle les pays parcourus.

maison de Chateaubriand

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3 332/365 – Tour Velléda au parc de la maison de Chateaubriand (2)

Tout au long de ces vacances  (qui ne sont pas encore terminées), c’est plusieurs fois que je me suis rendue au coeur de la vallée aux loups et que tout naturellement mes pas on repris le chemin de cette bien jolie propriété de la maison de Chateaubriand.

La tour Velléda se trouve dans le parc la propriété de la maison de Chateaubriand.

tour velléda

C’est dans cette tour que Chateaubriand a installé son bureau et sa bibliothèque. C’est donc en pleine nature, dans un milieu arboré sur le haut de sa propriété que Chateaubriand aimait se retirer une petite dizaine d’heures par jour.

Cette tour ne se visite pas mais lorsqu’on regarde par une des fenêtres on ne peut que rester muet(te) lorsque le regard se promène parmi les  bien nombreux ouvrages sur les dives rayonnages de ce petit ensemble.

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3 331/365 – Quelques mots avec Chateaubriand (1)

Lors d’une après-midi dans la Vallée au Loup je me suis rendue à la Maison de Chateaubriand et me suis promenée dans ce grand parc et cet arboretum de toute beauté.
Des mots de l’auteur m’ont accompagnée tout au long de la promenade

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Il faut (…) se persuader d’abord qu’écrire est un art ; que cet art a nécessairement un genre et qu echaque genre a ses règles. Et qu’on ne dise pas que le genre et les règles sont arbitraires ; ils sont nés de la nature même ; l’art a simplement séparé ce que la nature a confondu ; il a choisi les plus beaux traits, sans s’écarter de la ressemblance du grand modèle.

 

Tout ouvrage, même un ouvrage d’imagination, ne peut vivre, si les idéesmanquent d’une cetrtaine logique qui les enchaînet et qui donne au lecteur le plaisir de la raison, même au milieu de la folie. Voyez les chefs-d’oeuvre de notre litterature : après un mûr examen, vous découvrirez que leur supériorité tient à un bon sens caché, à une raison admirable qui est comme la charpente d el’édifice.

 

Il est des génies heureux qui n’ont besoin de consulter personne, qui produisent sans effort et avec abondance des choses parfaites ; je n’ai rien de cette félicité naturelle, surtout en  littérature : je n’arrive à quelque chose qu’avec de longs efforts ; je refais vingt fois la même page, et j’en suis toujours mécontent : mes manuscrits et mes épreuves sont , par la multitude des corrections et des renvois , de véritables broderies, dont j’ai moi même beaucoup de peine à retrouver le fil.

 

Je travaillais avec délice à mes Mémoires, et les Martyrs avancaient (…). Je m’étais établi au milieu de mes souvenirs comme dans une grande bibliothèque : je consultais celu-ci  et puis celui-là, ensuite je refermais le registre en soupirant, car je m’apercevais que la lumière , en y pénétrant, en détruisait le mystère. Eclairez les jours de la vie, ils ne seront plus ce qu’ils sont.

 

(…) certainement cet hiver j’écrirai quelque slivres de mémoire, j’ai beaucoup de sentiments renfermés que je veux exprimer pour m’en délivrer et je suis convaincu que je montrerai un intérieur d’âme assez extraordinnaire. Je suis assez curieux de voir ce que je pourrai dire quand je m’abandonnerai à toutes mes pensées sans garder aucune convenance et sans me faire aucune restriction.

 

(…) c’est là l’inconvénient de tout journal : on y trouve des discussions sur des sujets devenus indiférents ; le lecteur voit passer comme des ombres une foule de personnages dont il ne retient même pas le nom : figurants muets qui remplissent le fond de la scène. Toutefois c’est dans ces parties arides des chroniques  que l’on recueille les observations et les faits de l’histoire de l’homme et des hommes.