Les chevaux et les hippodromes avec passion

Certains le savent ; d’autres pas.
Mais mis à part la photographie  j’ai une grande passion ; c’est celle des chevaux et des courses.

Dans ma jeunesse et avec mon travail, j’ai pu acheter un cheval -une jument-,  l’entretenir et partager sa vie durant 7  ans. 7 ans de promenades, d’équitation académique, de plaisir, de saut d’obstacle parfois. De concours nationaux de dressage.
Puis le drame …  j’ai tout fait pour la sauver;  operation et 3 semaines en clinique vétérinaire. Retour au pré et moins d’une semaine plus tard prendre une décision qui a ce jour est encore douloureuse.
Le 15 septembre 1988 – 20h45 sont une date et une heure que je ne puis oublier (et pour raison car malgré le fait que les vétérinaires m’ont dit que ce n’était pas un empoisonnement -j’ai des serieux doutes face à la femme d’un entraîneur chez qui j’ai travaillé-, je n’y crois toujours pas.

Mais cette passion des courses alors ?
Laissez moi vous raconter cette histoire, elle me tient à coeur.

Puis, j’ai pu vivre de « dedans » le rêve que j’avais lorsque je voyais les courses à la télévision et qu’en voyant des lads promener leur partant dans « le rond » je me suis dit … je VEUX faire cela !

Les premières fois que je suis entrée dans un hippodrome cétait avec mes parents, je devais avoir 16 ans. Déjà  je regardais et aimais voir les courses de chevaux à la télévision. Mes parents n’étaient absolument pas joueurs mais visiblement allaient parfois aux courses. A Boitfort, Groenendael, Sterrebeek (ces trois hippodromes n’existent plus à l’heure actuelle).
Mais ma mère a baigné dans ce milieu car son oncle a été un entraîneur de chevaux de course, en Grèce puis à Bruxelles juste avant la deuxième guerre mondiale.  Le très célèbre jockey Christian Nagy a même été apprenti chez l’oncle de ma mère.

Quelques années ont passé puis ; un jour, alors que je devais avoir 22 ans/23 ans et que j’habitais à Rhode Saint Genèse, j’ai voulu revenir sur un hippodrome, cela me manquait.  Un dimanche qu’il y avait réunion à Groenendael et après m’être occupée de ma jument,  j’ai mit mes plus beaux vêtements et me suis rendue à pied à travers le bois (j’habitais en face de la forêt de Soignes).
Après trois bon quart d’heure de marche je suis arrivée au niveau du parking . Je me trouvais sur la piste cavalière derrière les arbres. J’ai vu un petit camion (plutôt un genre d’ estafette) et un homme qui allait débarquer un cheval. Je l’ai approché, lui ai dit ; bonjour Monsieur et lui ai dit « Monsieur, j’aimerais pouvoir entrer mais je n’ai pas d’argent. Est-ce que je pourrais entrer avec vous s’il vous plait ?
Il m’a dit oui ; allez, prend moi ce seau et suis moi.
si vous cliquez sur ce lien vous verrez l’endroit où les chevaux entraient à l’hippodrome de Groenendael >>> entree

Le seau avec le matériel de pansage (brosses, cure pieds etc ..) en main je l’ai donc suivi . J’étais contente, fière , de me trouver là où les spectateurs ne peuvent pas aller. j’étais au centre de ma passion .. je voyais de visu les lads s’occuper des chevaux dans les écuries, les préparer, les promener, les panser …
Il est monté vers les écuries en dur se trouvant juste en face « du rond » de présentation (il y avait des écuries dans plusieurs des endroits de l’hippodrome) et il s’est arrêté car une femme (un jockey) lui demandait visiblement quelque chose.
C’était exactement à cet endroit, enfin sur la droite de la photo vers les écuries  >>> ecurie
Il s’est alors tourné vers moi et a dit à cette femme; mais elle, elle pourrait peut-être le faire ?
Il m’a alors dit ; est-ce que tu aimerais promener un cheval ?

Là,  le monde s’est soudain arrêté ou presque pour moi. J’allais pouvoir faire moi même ce dont je rêvais.  J’ai dit oh oui Monsieur, merci.

J’ai alors suivi la femme jockey (je ne me souviens plus de son nom) vers les écuries en bois.Celles-ci (deux rangées de box en bois- se trouvaient derrière la rangée en dur qui elle se trouvait en face du rond de présentation.
je pense que ca devait être celles ci, >>>  box
Devant le box, j’ai voulu enlever ma veste pour brosser le cheval mais elle m’a dit que c’était fait. Elle avait besoin de moi pour le détendre avant de rentrer dans le rond. Elle allait chercher la selle et revenir le seller .
Avant de rentrer dans le rond elle m’a dit ceci : lorsque la course sera terminée tu reviens rentres sur la piste, tu prends le cheval avec la longe et si le cheval est  placé , je te guiderai. Sinon on reviendra vers les écuries.
le rond de présentation >>>  rond de présentation
Une fois dans le rond tu promènes le cheval en gardant tes distances avec les autres et tu suis les instructions qui pourraient t’être données.  Quand j’arrive tu me mets en selle et quand l’ordre est donné de sortir sur la piste tu suis les autres, tu entres sur la piste et tu me lâches.
J’ai suivi ses ordres. A la fin de la course j’ai ramené le cheval au box … elle est allée se faire peser.  Pendant ce temps j’ai détendu le cheval et lorsque elle est revenue elle m’a dit merci en me tendant de l’argent.
>>> je lui ai dit , on on est payé pour promener des chevaux ? Elle m’a dit ; mais oui.

Elle s’est alors occupée de son cheval car elle allait le ramener aux pistes d’entraînement de Groenendael situées aux portes de l’hippodrome où elle avait loué un box pour quelques jours chez des connaissances qui étaient propriétaires et entraîneurs.  Je lui ai alors demandé ; est-ce que je pourrais venir avec vous pour voir les pistes et l’écurie s’il vous plait ?
Oui c’est possible. Suis moi.

On est arrivées aux pistes d’entraînement. (il n’y avait que trois entraîneurs)
Ci dessous imprim ecran
en rose  l’ecurie où j’ai travaillé une saison avant qu’ils ne s’en aillent
en vert le plus petit des trois anneaux, celui sur lequel on devait rester au pas
en mauve l’anneau médian
en orange le grand anneau

piste entraînement de groenendael

A l’entrée des pistes se trouvait Jean-Marc Capitte (ses écuries sont devenues maintenant un bed and Breakfast) un autre entraîneur avait ses écuries sur la piste même -là habitaient Milou et sa femme. Milou était l’homme qui s’occupait de l’entretien des pistes d’entraînement-,  ainsi que celui chez lequel on se rendait.
Je suis alors entrée dans une écurie de chevaux de course en regardant cela avec bonheur et passion. La femme jockey est revenue vers moi et m’a dit ceci ; les entraîneurs recherchent une personne pour travailler dans les écuries (pas de monte) et accompagner aux courses. Est-ce que cela t’intéresserait ?

J’ai ouvert grand les yeux, je ne savais pas que ce jour là, en me rendant à l’hippodrome de Groenendael et grâce à cet entraîneur qui m’a fait entrer avec lui, qu’une boîte de Pandore me serait ouverte en m’offrant des cadeaux royaux les uns à la suite des autres.

Tout cela m’a permit de vivre mon rêve, car j’ai travaillé une saison chez cet entraîneur (Patrick Masure, un des meilleurs jockeys a même monté pour eux) sur les pistes d’entraînement de Groenendael, puis j’ai travaillé chez d’autres.

Le jour où j’ai du partir je me suis présentée chez le petit entraîneur qui avait quelques box sur les pistes (chez Milou).
Il payait déjà bien mieux que là d’où  je venais -(pas une seule fois la première écurie où j’ai travaillé ne m’a donné un intéressement lorsque je ramenais un cheval gagnant ou placé alors que c’est de mise dans toutes les écuries .. mais je ne le savais pas à l’époque.  Et pourtant je me rappelle très bien avoir ramené Ishamo gagnant à Sterrebeek, Shako arrivé deuxième du petit grand Prix de Waregem , Blanchisette,Farina,Shaska arrivées placé).
Ce nouvel entraîneur  trouvait que je travaillais très bien mais je n’y suis restée que 3 jours. Un jour il n’a plus pu me garder car il m’a dit ceci … je ne pourrais plus te payer regardes … j’ai trois chevaux qui partent ce matin .

Par après, je suis même allée me présenter chez la célèbre Marquise de Murga mais cela n’a pas marché car j’aurais passé trop de temps dans les transports et n’aurait plus eu le temps de me reposer puis m’occuper de ma jument (elle n’avait pas accepté que je puisse avoir ma jument chez elle alors que plein de box étaient vides).
En effet, sur les 4 heures de repos entre le travail du matin et celui de l’après-midi, ne pouvant pas rester sur place j’aurais su reprendre les bus aller et retour jusque chez moi (un petit peu plus d’une heure de trajet aller), puis je devais me rendre au manège où se trouvait ma jument , faire son box, la panser, la sortir.
Je n’aurais donc pas eu une seule minute de repos.

C’est même chez le dernier entraîneur chez qui j’ai travaillé (celui là même où je soupçonne encore sa femme d’avoir empoisonné ma jument) qu’un jour celui-ci m’a demandé de monter . Sachant que ma santé ne me permettait pas les galops il était convenu que sur place il ferait seul un premier galop puis viendrait monter après l’étalon sur lequel je me trouvais.  Nous sommes allés un petit lot vers les pistes d’entraînement et tout se passait bien. Comme la cour se trouvait de l’autre côté des pistes d’entraînement il nous a fallu traverser le carrefour de Mont Saint Jean , sur les passages cloutés . J’étais verte au moment de traverser … je regardais de haut les voitures passer sous le pont et celles qui circulaient autour de nous . Mais les chevaux eux ne bougeaient heureusement pas et le mien était calme.
Une autre anecdote de chez cet entraîneur (on se trouvait à Hoeilaert près du manège les Drags.
J’arrive un matin et descend vers les écuries et ma cour de 10 box aux grandes portes en fer bien lourdes.
Je suis surprise de trouver l’entraîneur allongé par terre devant la porte d’un box dans lequel se trouve un cheval que je ne connais pas encore; l’entraîneur semble reprendre ses esprits et est entouré de quelques personnes. Lorsqu’il se lève il me dit ; prends une tranche de foin, un seau et des brosses , la brouette et va t’occuper de ce nouveau cheval. (j’apprends entretemps que le cheval l’a éjecté du box).
Je rentre donc légèrement pas rassurée mais calme comme tout. Je mets la grosse brouette de travers et laisse la porte du box entrouverte (pas folle la guêpe).
J’ouvre donc la porte, y vois un beau bai (hongre) je rentre et lui dis calmement « salut toi ». Pour tout bonjour il se lève sur ses postérieurs et bat l’air avec ses antérieurs. Je le regarde calmement et lui dis « ca va, je peux entrer maintenant ? « .  Il débande sec , la tête entre les jambes ou presque et je peux rentrer.
Je vais directement mettre la tranche de foin dans la mangeoire et au moment de lui passer le licol il fait juste un peu d’esbroufe lais sans plus puis je l’attache et m’occupe de lui.
Lorsque j’ai terminé l’entraîneur me demande si je n’ai pas eu de problème et je lui réponds ; aucun tout s’est bien passé.
>> par après je me suis dit que certainement ce cheval (en l’occurrence Tomahawk – un ancien « Franco ») avait du lui faire la même chose qu’à moi en se dressant sur ses postérieurs et que l’entraîneur a utilisé un rapport de force et le cheval lui … n’a pas été d’accord (on va dire ca comme ca). Comme quoi il faut toujours utiliser calme et douceur avec les chevaux difficiles 😀
01/2020 je viens de trouver sur facebook une photographie de Tomahawk. Il ne porte déjà plus les couleurs de l’ecurie Franco. Tomahawk étant né en 1982 >>>  clic sur le nom en vert et en gras pour voir ses origines  Tomahawk

Ce diaporama nécessite JavaScript.

et étant arrivé dans la dernière écurie où j’ai travaillé alors qu’il avait 6 ans , sur la photo je pense que c’est soit l’ecurie qui l’a acheté chez Franco et avant qu’il ne soit revendu à un « marchand » chez qui l’entraîneur de la dernière écurie où j’ai travaillé l’a racheté, soit la dernière écurie où j’ai travaillé (avant de la quitter car ils payaient vraiment tres tres peu, pour ainsi dire presque rien).
En tout cas cette photographie a été prise à l’hippodrome de Sterrebeek
L’imprim écran ci-dessous vous montre l’ecurie. Elle n’a pas été démolie mais visiblement c’est un centre équestre pour enfant qui y est installé. Entouré en rose, c’était « ma » cour.

dernière ecurie de course

On trouvait encore facilement à travailler dans ce milieu mais quelques années plus tard les courses ont commencé à aller très mal en Belgique et l’hippodrome de Groenendael qui n’a pas eu une vie bien longue. Il a été ferme au milieu des années 1990 et a été abandonné puis totalement détruit au début des années 2000.
L’hippodrome de Boitsfort a également fermé mais celui-ci n’a pas été détruit. Certains des bâtiments ont complètement été restaurés et l’ensemble de l’infrastructure sert à autre chose.
L’hippodrome de Sterrebeek a lui aussi été fermé et à l’heure actuelle toutes ses infrastructures (les bâtiments des écuries étaient en parfait état pourtant) ont été complètement détruits eux aussi.

J’ai vu des photos de gens qui ont photographié cet abandon et c’est vraiment avec énormément d’émotion et de nostalgie que j’ai regardé ces photographies. Plus spécialement de l’hippodrome de Groenendael où j’ai le plus promené des chevaux.

Je me souviens encore de tous les noms des chevaux de la 1ère écurie où j’ai travaillé.

De Blanchisette que j’ai le plus promenée et que j’ai un jour montée en promenade … le sang du célèbre RIBOT coule dans ses veines
Blanchisette était une petite pur sang (limite poney). D’ailleurs elle doit tenir de RIBOT qui lui aussi était un pur sang de petite taille.
Beaucoup plus tard, c’est-à-dire il n’y a pas longtemps encore je me suis amusée à rechercher ce qu’étaient devenu les chevaux que j’ai connu dans la 1ère écurie où j’ai travaillé .
Blanchisette a été saillie par Ishamo alors que je me trouvais encore là, puis elle a continué à être saillie pour reproduire des galopeurs. Après et compte tenu de sa petite taille elle a été saillie par des poneys.
Blanchisette était une petite jument très attachante.

D’ Ishamo l’étalon que j’aimais terriblement, qui en 1981 a gagné la triple couronne (le Duch Derby, le ST Léger et les 2000 Guinées). Le sang du tres célèbre PRINCE ROSE coule dans ses veines.
Lui aussi j’ai retrouvé sa trace bien des années plus tard.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Il a d’abord sailli pour reproduire des galopeurs puis a été vendu comme reproducteur dans un haras en Hongrie pour l’amélioration de la race des chevaux de sport.
J’ai continué mes investigations pour retrouver trace du haras sur facebook. Je les ai bien sur contacté et j’ai eu le fils du directeur de ce haras qui m’a dit tres bien se souvenir d’Ishamo, que c’était un cheval très attachant et que son père aimait beaucoup. Je lui ai alors demandé des photos il m’a répondu favorablement (sans malheureusement tenir sa promesse). Il m’a dit aussi que son père l’avait revendu (alors qu’Ishamo était âgé de plus de 20 ans) . J’espère pour lui qu’il n’a pas prit une mauvaise direction et n’a pas terminé à l’étal d’une boucherie …..

D’ Ilsassa
 que j’aimais également beaucoup et qu’un jour j’ai monté dans la cour et qui a gagné les Duch Oaks, le sans d’ATHANASIUS, PRECIPITATION coule dans ses veines.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Puis des autres Chaska, Farina, Mairetta, Shako (lui je l’ai ramené 2ème du petit grand prix de Waregen ), Casparo (un jour en arrivant le matin le box etait vide – rentré une fois de plus boiteux il a ete envoyé à la boucherie ….),l’Effroi,Maisharino,Cartouche … et ceux du haras aussi …

Puis tout s’est arrêté pour moi  car la vie m’a appelé dans une région où ne se trouvaient ni entraîneurs, ni hippodrome.

Les années ont passé et je suis venue m’établir en France.

J’ai pu un jour visiter l’écurie et les infrastructures de l’école militaire.
Lorsque j’ai pu « sentit » l’odeur des écuries , lorsque je suis rentrée dans la sellerie, que j’ai humé l’odeur du cuir, je n’ai pas pu retenir quelques larmes.

En 2011/2012 j’ai eu envie de refouler les hippodromes, mais pas en tant que spectateur. En tant que photographe .

J’ai alors écrit à France Galop qui ne m’a pas répondu.

J’ai alors tenté le coup avec Le Cheval Français et les portes de l’hippodrome de Vincennes m’ont été ouvertes.
Jusqu’en 2015 j’ai pu vire ma passion en me trouvant comme photographe non professionnel dans l’enceinte du pesage, des écuries, sur les pistes. C’était le bonheur total.
Puis un jour cela n’a plus été possible. Plus la possibilité pour les photographes non professionnels de se voir accrédités. J’ai alors écrit au cheval français et à l’hippodrome pour leur dire ce que j’en pensais (car je voyais bien à la télévision que des photographes non professionnels s’y trouvaient encore … j’ai même eu l’occasion de me faire insulter par un faux-tographe, de me voir largement et sérieusement rabrouée par un autre alors que j’ai toujours été dans mon droit là bas et que je n’embêtais personne.
J’ai préféré tourner la page plutôt que de polémiquer.

Il y a quelques années j’entendais Criquette dire qu’elle accueillait volontiers dans son écurie des passionnés. Je l’ai prise au mot , je l’ai contactée et suis allée lui rendre visite à Chantilly dans sa cour, la veille du dernier Qatar de Trêve.
L’année dernière je l’ai recontactée car je voulais venir lui dire au revoir alors qu’elle arrêtait d’entraîner.

J’ai quelques anecdotes ou souvenirs particuliers. je vais vous raconter l’un d’entre eux.
Je montais encore des chevaux de manège à l’époque (j’ai monté des chevaux de manège depuis octobre 1979 jusque novembre 1980).
Un soir de reprise , Patrick de la Varende (mon professeur d’équitation) ne me laisse pas choisir le cheval à monter mais me dis toi, biens, tu vas monter Treasure Island. Je fais gloup (je savais que c’etait un pur sang qui venait d’arriver et les pur sang … j’avais encore peur de monter des chevaux un peu chauds ou difficiles).  Il me met en selle, me fait sortir du manège pendant que les autres chevaux se détendent et me dit qu’on va aller mettre des protection car on va avoir une leçon d’obstacle >>> je commence à devenir verte.
Il continue en précisant ; il vient d’Irlande, il a d’excellentes origines, c’est un ancien cheval de course il a fait de l’obstacle (je deviens de plus en plus verte) …
La reprise débute, Treasure Island est un cheval gentil et confortable, même si je reconnais qu’il est un peu plus rapide (on va dire ca comme ca) que les autres chevaux. Tout se passe bien, je reste en selle … puis arrive le premier saut (trois cavalettis = 75 cm de haut) je lance Treasure Island  (pas tres rassurée), il saute  et LA … il se passe quelque chose … il couvre l’obstacle de façon magistrale et confortable et … je ne veux plus en descendre 😀
Treasure Island avait en fait été acheté par Patrick de la Varende et les tenanciers du manège car ils désiraient le faire recourir, mais en plat. Il faisait donc de l’entrainement et parfois faisait (cheval de manège). Un jour qu’il était engagé à Sterrebeeck et allait être monté par Martine Desmedt je demande à accompagner aux courses. Comme j’aidais beaucoup au manège ils ont accepté. Martine Desmedt disait de Treasure Island, mais ça galope pas, ca galope pas et après la course … je ne pouvais plus le tenir.  Treasure Island est arrivé 1er . Je rentrais le cheval aux balance lorsqu’un vieux turfiste me dit ; est-ce vrai que c’est un cheval de manège ? Je lui réponds oui monsieur, je l’ai même monté hier (ce qui était vrai).
Bien des années plus tard, il y a quelques années en fait, je recherchais ses origines (je suis une passionnée et ai toujours désiré rechercher les origines des pur sang que j’ai monté ou côtoyé aux écuries). C’est donc il y a un ou deux ans que je retrouve , pour mon plus grand bonheur, les origines de Teasure Island ; clic sur le lien en gras ici >>> Treasure Island
J’ai alors remonté dans la généalogie et p….n de b….l de m…e !  son arrière arrière grand père n’était autre que le très célèbre cheval Américain Man O’ War ! … je n’en reviens toujours pas 😀

En 2015 j’entends une femme entraîneur (en l’occurrence Criquette Head) dire qu’elle accueille volontiers des passionnés dans son écurie. Sur facebook je recherche une personne me donnant plus de renseignements et l’on me donne un numéro de téléphone. J’appelle et c’est Criquette qui répond . Je me présente puis lui demande s’il m’est possible de venir. Le rendez-vous est pris, je note les instructions, je la remercie et je raccroche.
Octobre 2015, le jour avant l’Arc de Triomphe, le troisième  de Trève (elle en a gagné deux déjà) j’arrive aux écuries sur le coup de 8 h15 (c’est déjà tard mais venant de Paris en transport je ne pouvais pas arriver plus tôt). Je me présente à un garçon de cour et attends dans la cour devant des box.
Puis arrive Criquette  et je me souviendrai toujours de ce moment où j’étais émue comme ce n’est pas possible de l’être (j’en ai les larmes aux yeux rien que d’y repenser), je me rappellerai toujours son chaleureux accueil avec cette phrase -ah , la voici la courageuse – . j’avais même la main sur le coeur tellement j’étais  … je ne peux pas retranscrire tellement c’était fort.
Venez avec moi me dit elle. Et elle donne l’ordre aux cavaliers de sortir les chevaux des box.
En revenant du premier lot que j’ai suivi (eux aux écuries le tout premier lot était deja sorti et c’était celui dans lequel était Trève), j’ai demandé si je pouvais suivre le prochain lot . Et je suis remontée dans la voiturette en sa compagnie pour me rendre sur les pistes.
L’année suivante j’ai appris que Criquette arrêtait d’entraîner et j’ai voulu aller lui dire au-revoir. Je me souviens très bien que c’était à quelques jours de mon anniversaire, fin février. Il faisait extrêmement froid, il gelait d’ailleurs et le temps semblait être à la neige.
Je suis donc arrivée aux écuries qui étaient déjà aux trois quart vides des chevaux qui se trouvaient à l’entraînement et avaient donc été dispatchés chez d’autres entraîneurs. C’était un sentiment étrange d’ailleurs ces écuries presque vides et la neige que l’on attendait.
En sortant de sa maison je fais un tour vers les quelques chevaux restants, m’arrête devant l’un d’eux, le regarde puis lui demande si (elle ou il) accepte que je le caresse. Je me rapproche et lui tend la main (côté inverse de la paume) pour qu’il puisse me sentir puis lui caresse le chanfrein . Je ne savais pas que Criquette m’observait et elle me dit qu’il adorait les caresses.
On s’est rendues en voiturette sur les pistes et il s’est mit à neiger. Le petit lot mené par Capitaine arrive et nous le suivons.
j’ai été ravie une fois de plus de cette visite.

Début 2019 c’est aux écuries de Corine Barande Barbe que j’ai rendu visite et plus spécialement à Cirrus des Aigles. J’ai été ravie de rencontrer Corine Barande Barbe et Cirrus. J’adore la page de Cirrus des Aigles sur facebook et les vidéos que publie Corinne avec toujours énormément d’humour et de bonne humeur.

Mon article wordpress de cette visite en cliquant sur le lien suivant en vert et en gras >>> Ecurie Corinne Barande Barbe

Après ma visite à Corinne et Cirrus, je suis allée dire bonjour à une légende vivante des courses d’obstacles, en l’occurence à Al Capone II
J’ai rencontre un papy de 31 ans, un petit cheval vraiment très, mais très attachant et qui a encore bon pied bon oeil. Il adore lécher tout, votre veste (la mienne a bien été baptisée d’ailleurs de bave de carotte et de pomme)
Mon article sur mon rendez-vous avec Al Capone II est ici en cliquant sur le lien en vert et en gras >>> Al Capone II

Mes photographies et se trouvent sur les liens cliquables en vert et en gras ici,

Mes articles et photographies de Chantilly se trouvent sur le lien cliquable en vert et en gras ici 

Mes photographies de Vincennes se trouvent sur le lien cliquable en vert et en gras ici

Mes photographies d’Auteuil se trouvent sur le lien cliquable en vert et en gras ici

Mes photographies de Longchamp se trouvent sur le lien cliquable en vert et en gras ici

Mes photographies de Maisons Laffitte se trouvent sur le lien cliquable en vert et en gras ici

J’ai dans l’idée d’aller voir un entraîneur à Maisons Laffitte.
J’aimerais pouvoir faire un petit reportage dans un haras (un grand ou petit)
J’aimerais pouvoir avoir la possibilité de venir sur les hippodromes de galop
mais mon rsa, mon pass navigo et ma santé ne me permettent pas des dépenses et des déplacement bien loin

Et j’aimerais qu’on me contacte pour ml’aider à réaliser ces envies.

Je ne suis qu’une passionnée ❤
C’était l’histoire de ma passion et du rêve que j’avais adolescente et que j’ai pu vivre quelques années.