3 289/365 – Mrs Patmore chat à trois pattes se la coule douce

Chalut tout le monde, c’est moi Mrs Patmore qui prend la plume quelques minutes avant de passer la patte à maman ….

Mrs Patmore se la coule douce

Rassurez – vous, tout le monde va bien après une bien longue absence de près de trois mois.

Me concernant cela fait un petit peu plus de 1 an que je suis ici et vous voyez , hein ? Je me la coule douce dans le confort (je suis ici sur le lit), empêchant ainsi maman de le faire …
Entre Violet Crawley (5 ans) et moi cela va mieux. Ce n’est pas moi qui crée des misères mais c’est cette jeunette qui adore , mais qui adore me poursuivre et venir me donner des beignes lorsqu’elle estime que je n’ai pas droit à ceci ou cela. Mais même de ce côté elle s’améliore ; elle regarde maman me caresser sans trop râler, elle regarde maman jouer avec moi sans trop râler
Mais là où elle a encore des progrès à faire c’est le matin ; moi, j’aimerais rejoindre maman sur le lit, je l’entend m’appeler. Parfois je viens même dans la chambre mais elle, Violet Crawley prend un malin plaisir à venir me poursuivre. Elle veut garder l’exclusivité !

Depuis quelques jours (et j’ai fait un grand cadeau à maman), je viens sur la canapé lorsqu’elle s’y trouve. Bon, une douce couverture m’y a incitée également mais je comprends que là j’aurai droit à encore plus de calins ; que maman lise un livre ou regarde la télévision.

Je laisse la patte à maman, chalut tout le monde.

 

C’est moi Catherine …. enfin
Près de trois mois d’absence, une véritable révolution pour ce site , mais rassurez vous ; je n’ai pas été malade, tout va très bien.
Enfin tres bien ; j’ai tout de même été accidentée il y a trois semaines de cela. J’ai chuté lourdement en tombant sur les côtes . Le bras a été pas mal éraflé (rien de cassé , mais j’ai crut que l’os était sorti). Au niveau des côtes, les pompiers ont estimé qu’il fallait s’assurer que rien n’était cassé et l’ambulance m’a conduite aux urgences.
Les différentes radions (poumons, bras et côtes n’ont rien révélé de cassé), mais de gros hématomes étaient présents et des fêlures.
Maintenant je marche normalement, je me rends au jardin (qui n’a pas été travaillé durant ce temps), mais les récoltes sont terminées.
J’ai fait pas mal de coulis de tomates et j’en ai donné également.
Au niveau des courges je suis tres satisfaite aussi.
Les concombres ; que diantre …. je ne savais plus quoi ne faire de même que les piments d’espelette.
J’ai souvent apporté aux pompiers des tomates, courges et piments d’espelette et ils ont toutes et tous été ravis.

Je n’ai pas encore trop circulé non plus.  Il y a eu le covid qui a empêché les longs déplacements (juste après mon arrivée dans le sud), puis cette année la canicule m’a gardée à l’intérieur les après-midi tellement il a fait chaud et j’ai pas mal morflé de ce côté.
Sinon je cuisine, j’aime lire et je marche pas mal aussi (le meilleur moyen de perdre les kilos en trop d’ailleurs).

Maintenant ; pourrais je tenir la promesse de commencer à circuler ?
Je n’ose plus vous promettre d’aller ici où là , car je ne sais pas quand je le ferai mais j’ai plusieurs envies (Ax les thermes, Merens les Vals, Andorre, Toulouse …..)

Ici  je prends le temps de faire les choses comme je vous l’ai déjà dit et il y ne a pas mal qui attendent …

Au niveau du site ce qui ne m’a pas surprise c’est qu’il continue à être visité tous les jours et que le nombre de visiteurs est stable ; cela me fait fort plaisir même si je suis pas mal absente …..

Si Paris me manque ?
>>> on n’oublie pas ce pourquoi on a vibré durant tant d’années même si la vie est bien différente et qu’on se plait dans sa nouvelle région (je pense que la réponse est claire ou … on peut aussi lire entre les lignes)

A bientôt
Catherine – Ariège, 28 septembre 2022

 

3 288/365 – Ariège,soleil couchant

Tous les soirs ou presque, lorsque le soleil se couche, j’aime regarder par la fenêtre le paysage qui s’offre à mes yeux.
Tous les jours bien sur, il change.
C’est beau, tout simplement.

ps : sans frioriture aucune, juste clic 😀

coucher de soleil juillet 2022

3 287/365 – Mrs Patmore pensive ….

C’était encore à l’heure où les petits matins sont frais. L’heure où, revenant du jardin,  je cueillais du lilas sauvage que je ramenais pour mettre dans un vase
Mrs Patmore qui pourtant ne supporte pas que l’on change ses habitudes et n’approche pas  « de suite » de ce qu’elle ne connait pas est venue se pausitionner pres des lilas.
Peut-être aime t’elle ce parfum ?

Mrs Patmore pensive

3 286/365 – Ariege au jardin potager legume en gros plan celeri rave

Fin mars début avril, lorsque les premiers grands travaux au jardin potager ont commencé  il me restait en terre un céléri rave. Curieuse de savoir comment il avait passé l’hiver je l’ai enlevé et quelle ne fut pas ma surprise  d’en avoir un de belle taille !
Une fois rentrée à la maison je l’ai lavé puis lui ai coupé les branches du dessus.

Il a belle allure, non ?

legume en gros plan celeri rave

J’ai déjà commencé à manger mes premières salades, j’ai enlevé quelques oignons qui montaient en graine (ils ne grossiront plus mais on peut déjà les manger).
Tout a l’air de bien pousser, j’ai bien paillé les choux , courges et les tomates (c’est moins beau que si la terre était restée nue, mais cela a l’avantage de garder de l’humidité à la terre (il fait vraiment chaud et ainsi il faut arroser moins et donc je consomme moins d’eau).
Les concombres et cornichons poussent vraiment fort bien, les tomates également.  Cette année j’ai planté moins de sortes différentes mais je n’ai pas résisté à l’envie d’essayer une tomate hawaienne (je viens de voir sur internet que les fruits peuvent atteindre 1 kg).
Mes plants toujours en bio et ici franchement c’est fort peu cher , je les achète surtout directement chez le producteur, un jeune couple fort sympathique.
Les pieds de tomate par exemple , c’est 1,50 € piece mais à partir de dix plants c’est 1,00€ …. le reste des prix est à l’avenant.
J’ai dépensé une totalité de pas loin de 70/80 € au total  (graines, plants, terreau etc …) je trouve cela relativement bon marche pour ce que cela pourrait me rapporter.
La suite en images plus tard (vous savez maintenant que je prends largement le temps de faire les choses)

Je vous aime toutes et tous, portez vous bien, je pense à vous 😀

Catherine 30 mai 2022

3 285/365 – Ariege, au jardin potager le 12 mai

Quelque chose qui me prend du temps, vraiment beaucoup de temps ici en Ariège, c’est comme vous le savez maintenant ; mon grand jardin potager.
Lorsque j’y vais, c’est un trajet en montée de pres de 2 kilomètres (parfois je peux choper une voiture en route …) puis le retour (si je n ‘ai pas un collègue jardinier de mon coin qui redescend en voiture), c’est une vingtaine de minutes en descente.

Au printemps les choses sérieuses commencent, mais moi, même en hiver j’y suis venue. J’allais me promener et chercher des branches de sureau et de noisetier pour faire de petites barrieres tressées et mieux délimiter mon terrain (c’est aussi beaucoup plus propre ainsi), nettoyer mon terrain.

Pour moi jardiner ce n’est aps laisser un terrain en friche (comme trop ici le font) tout l’hiver puis venir debut mai sarcler toutes les herbes.
Non ; je me fais un plaisir de vraiment l’entretenir.
Alors, et depuis pas loin d’un mois au moins, comme la saison des semis et des plantations a bien commencée, j’ai travaillé sur ma parcelle en moyenne 3 à 4 heures par jour au moins 4/5 jours par semaine (je ne vous dit pas l’atat de mon dos et de mes jambes à la fin de la journée)

Le résultat au 12 mai est ceci :
Il y a déjà beaucoup de produits qui ont poussé  comme ; des pommes de terre, des oignons (jaunes, rouges et blancs), des échalottes, de la menthe, de la salade (j’en ai de différentes sortes), des fraises, des épinards, de la betterave rouge, choux blancs, choux rouges, cvéléris verts, céléri rave, concombre,cornichons.
En semis j’ai ; des radis, des carottes et de la salade à couper.
Vendredi j’ai planté  ; tomates, aubergine, piment d’espelette, chous verts
En principe ce mercredi je vais en voiture directement à la ferme bio  (qui produit les plants) pour chercher ; poireaux, poivrons, céléris. (si ce n’est pas partie remise, je prendrai mon petit appareil photo de poche Nikon Coolpix 31 pour faire quelques photos).

Depuis que j’ai planté tomates, potirons et choux, le jardin est couvert pour ces plants là de foin que je suis allée chercher au champs (cela protege le sol de la chaleur, garde l’humidité et il faut arroser moins). L’été sera tres chaud (en fait … on y est depuis trois semaines au moins ici) … je suis basanée et pire même que lorsque j’allais aux Antilles, ….. j’ai remarqué que je porte sur mon visage la trace de mes lunettes de vue .

Alors apres tout cela, je pense que je vais m’octroyer une journée de découverte.
Je vais sortir de ma ville et aller du côté d’Ax les Thermes (demain lundi j’irai à la gare activer ma carte de gratuité pour 6 mois)

Cela fait presque un an et demi que je suis ici et je ne suis pas encore sortie de chez moi (à part les courses, le jardin …); cela a été mon quotidien. Je ne me plains pas car je ne m’ennuie pas et il m’arrive de ne pas me connecter à l’ordinateur aussi.
Je passe donc vraiment beaucoup, mais beaucoup moins de temps pour les sites

Les deux chats Violet Crawley et Mrs Patmore se portent bien. C’est Violet Crawley la dominante (elle est aussi la plus jeune). Mrs Patmore (qui répond au nom de Youmi) adore mais vraiment adore que je la papouille sur le ventre. Je peux même à l’heure actuelle (mais uniquement à sa place de prédilection) frotter ma tête contre elle et visiblement elle aime et cela la calme aussi.

Sinon ; tout va bien.
J’espère qu’il en est de même pour vous toutes et tous , de la France et d’un peut partout dans le monde
Portez vous bien, faites attention à vous et vos proches.

Catherine dimanche 15 mai 2022

3 284/365 – Récit de voyage – République populaire de Chine 1994 – The great Wall à Badaling

Une photographie pour vous faire patienter (encore) et poursuivre ce merveilleux voyage que j’ai fait en juin 1994
Ici nous sommes à Badaling sur la grande muraille (the great wall) et à Badaling (section de la muraille la plus visitée et située à environs 80 kilomètres de Pékin -Beijing)
J’aurais aimé la voir à Mutianyou (signifie ; admirer la vallée des champs ) (région plus sauvage) et également à Shanhaiguan  (là où elle se jette dans la mer). Mon voyage étant limité à 15 jours …
En attendant la suite , je vous laisse compter les marches (n’oubliez pas de regarder derrière vous) ….. rires 😀

The great wall – République populaire de Chine – 1994

3 283/365 – Jour de neige en Ariège en ce 02 avril 2022

Ces 2 et 3 avril dernier, nous avons eu un bel épisode de neige en Ariège.
Une belle occasion d’aller se promener et de ramener quelques images toutes simples. En voiçi une -sur la série- .
La maison me plait, me plait beaucoup et elle est vide. Lorsque j’aurai l’occasion de voir les proprietaires (leur maman a perdu la vie récemment) j’irai leur rendre une petite visite …. en gardant la tête sur les épaules, ne pas « rêver » si c’est vraiment impossible financièrement pour moi.

02 avril 2022 neige en Ariege

Dans la nuit du samedi au dimanche il a neigé, une fois encore et toute la matinée c’était une véritable tempête de jolis flocons.
Tout a fondu dans l’après-midi et aujourd’hui il fait chaud comme c’est pas permis.

3 282/365 – Récit de voyage – Chine 1994 – Chapitre 1: départ Bruxelles /Frankfurt et arrivée Beijing

Chapitre 1


7 juin 1994

Il est passé 22 heures et je rentre tout juste de mon examen public de violoncelle (on joue donc devant des gens) à l’académie de musique de Waterloo.
Je m’occupe de mon chat qui vient se frotter contre moi et lui explique que demain je partirai durant deux semaines mais que la gentille voisine viendra tous les jours deux fois par jour s’occuper de lui et passer du temps avec lui au jardin, qu’il n’a rien à craindre et que je reviendrai, que je l’aime.

8 juin 2022

Jour du départ, je suis terriblement stressée et j’ai dormi sur le canapé du rez-de-chaussée pour me réveiller à l’heure des poules. Cela tombe bien car j’ai commandé un taxi pour 7 heures du matin et ainsi pouvoir effectuer le trajet jusque l’aéroport de Zaventem avant les embouteillages.
Les bagages sont à la porte de la cuisine et c’est avec peine que j’ai pris un café ; impossible pour moi de manger quelque chose tellement je suis stressée (je vais tout de même partir à pas loin de 7 000 kilomètres de chez moi) ; c’est de la folie pure !

J’ai une voisine charmante qui a de suite accepté de venir s’occuper de mon chat durant mon absence et qui restera de temps en temps avec lui dans le jardin pour ne pas qu’il se sente seul. Elle est une vraie nounou avec les chats et j’ai entièrement confiance en elle.

Le taxi arrive, je ne peux donc pas reculer ; durant le trajet jusque l’aéroport de Zaventem je pense à ce que je vais accomplir, le chauffeur et moi discutons paisiblement de tout et de rien et ça me va bien car en même temps cela me détend et me rassure. Je suis terriblement stressée et pour cette raison, mon estomac me joue des tours.

Loin d’être mon premier long voyage en solitaire je suis presque comme chez moi dans un aéroport. J’aime ces endroits ; j’ai déjà un amour inconditionnel pour les Boeings 747 et il est également un métier que j’aurais aimé exercer, c’est celui d’agent d’escale.
J’arrive à l’enregistrement des bagages en même temps que le personnel de bord et je choisi ma place tant dans le petit Airbus A310 qui va faire la liaison Bruxelles/Frankfurt ainsi que dans le gros Boeing 747 qui reliera Frankfurt à Beijing (toujours à l’arrière du Boeing et à côté d’un hublot).


>>> même si j’ai développé un vertige (celui-ci est dû à un dérèglement de l’oreille interne), dans un avion je n’ai aucun mal à  regarder par le hublot pour admirer les diverses régions que je survole et voir ainsi du pays.

Une fois passée la douane, je me dirige vers un téléphone public. Appeler papa qui vit à Ostende maintenant pour lui parler le temps de la validité de la carte de communication. Il aime entendre les diverses annonces et cela lui rappelle aussi les voyages effectués avec ma mère lorsqu’elle vivait encore. Je le sens content et ravi que j’effectue ce voyage et il sait que s’il devait m’arriver quelque chose il faut me laisser là-bas et ne pas faire rapatrier mon corps.

Je suis fatiguée ayant peu dormi et il faut faire attention à mes affaires, mon passeport avec le visa, un peu d’argent quand même et surtout ; ne pas m’endormir sur un siège. Je vais prendre un café, au moins avaler du liquide sucré pour tenir le coup car je ne peux toujours rien avaler de concret.
Je déambule dans le tax free, vais voir les avions sur le tarmac puis me dirige enfin vers la zone d’embarquement pour Frankfurt. L’avion sera presque plein, nous sommes en semaine et beaucoup de gens qui travaillent avec les deux pays font la navette. C’est presqu’un saut de puce que j’effectue en comparaison du vol qui va suivre quatre heures plus tard.  Car en effet, je dois attendre 4 heures dans la zone de transit avant l’envol pour la Chine. Et là je n’en peut plus, j’avise une banquette, met mon sac sous la tête et m’allonge un petit peu tout en gardant les yeux ouverts. Un regard complice avec la personne qui se trouve en face de moi et qui certainement subit une longue attente avec un manque de sommeil.
Il est temps maintenant que j’aille en salle d’embarquement ; j’aime me trouver là en avance pour voir les gens qui arrivent et les divers mouvements à gauche et à droite. Mais avant toute chose je vais le voir lui, mon gros bébé d’amour qui se trouve sur le tarmac et attend que les passagers embarquent à son bord.

Le décollage est toujours ce que je préfère ; le moment du take off, celui où le Boeing 747 commence à se diriger vers la piste qui lui est destinée pour son envol, l’attente en bout de piste, entendre les 4 moteurs tourner, prendre de la puissance puis l’avion s’élancer, prendre de la vitesse et décoller. Si je choisis de me trouver à l’arrière de l’avion c’est que c’est là que je ressens toute la puissance du décollage et je vous prie de m’excuser mais …. Je prends mon pied !

Le vol se passe bien, nous avons près de douze heures avant l’arrivée à Beijing. Un premier repas nous est servi et je mange enfin. Je commence à somnoler mais je commence aussi à être malade. Je ne suis absolument pas malade en avion mais je suis déjà partie l’estomac embrouillé, n’ai rien mangé depuis le réveil jusqu’à ce premier repas à bord et je suis retournée. Une hôtesse qui vois que je ne me sens pas bien propose que j’aille me reposer en classe affaire et j’accepte volontiers mais je ne veux absolument pas laisser mon sac avec mon passeport et le reste ainsi derrière moi.
Entre temps un steward (grands Dieux ce qu’il est beauuuuuuuuu) me donne un cachet pour que je me sente mieux et je m’endors.
Lorsque je me réveille c’est pour retrouver ce même steward (toujours aussi beauuuuuuuuu) devant moi qui me dit que nous sommes en phase d’approche et que je devrais boucler ma ceinture. Je me demande d’abord où je suis
pour me rendre compte que je suis dans un avion. Mais qu’est-ce que je fou dans un avion et où vais-je ? Je vais alors m’asseoir à côté d’un hublot, regarde le paysage et …. Nom de bleu ! La muraille de Chine, mais qu’est-ce que je vais f….. en Chine ?
Je reprends mes esprits petit à petit et me rappelle qu’ effectivement je suis en voyage, j’ai été malade , on m’a donné un remède qui m’a fait dormir et nous sommes sur le point d’atterrir.

Arrivée vol Frankfurt à Beijing

Et c’est avec plaisir que je débarque avec les premières classes et les classes affaires avant tous les autres.
Il est aux alentours de 8 heures du matin heure Chinoise. L’avion a décollé de Frankfurt vers les 14 heures + 12 heures de vol et le décalage horaire.

La douane passée il n’y aura pas longtemps à attendre pour que les bagages arrivent, mais avant cela j’ai eu l’occasion d’avoir mon premier éclat de rire sur le sol chinois mais je me suis abstenue tout en savourant la situation des gens concernés.
En face de nous attendait une floppée d’autochtones, affubles de petits bonnets blancs pour une grande majorité et venant probablement des campagnes pour venir travailler dans la capitale (ou alors ils rentraient chez eux).  Ils avaient laissé leurs bagages sur le tapis roulant et lorsque celui-ci s’est mis à avancer, ils se sont mis à courir affolés en agitant leurs bras dans tous les sens pour tenter d’empêcher leurs bagages d’avancer.

C’est au tour de notre tapis roulant à se mettre en route et c’est avec plaisir que ma valise arrive juste après les bagages du personnel de bord. Je la prends et me dirige vers la sortie pour prendre un taxi.
Une bouffée d’air chaud m’envahit ; il est à peine passé 9 heures du matin et il fait déjà une chaleur accablante.
Pas de souci pour avoir une voiture disponible et je donne au chauffeur l’adresse de mon hôtel écrite en chinois.
Il y a vraiment beaucoup de circulation sur ce que je crois être un périphérique mais ça roule bien, pas de bouchon.
Lorsqu’on arrive dans le centre-ville oh que diantre le dépaysement total. Ça grouille de partout, auto, vélo, piétons, bus …. Je vois les gens qui n’attendent pas vraiment que ce soit vert pour traverser ou avancer et c’est selon moi du grand n’importe quoi.
Le taxi bifurque vers le hutong où est situé mon petit hôtel. Celui-ci abrite les chinois tout comme les étrangers. Certains hôtels ne sont pas ouverts aux étrangers comme d’autres ne sont pas ouverts aux Chinois (nous sommes en 1994)

lien pour voir l’hôtel ainsi que les ruelles du hutong

lien présentation de l’hôtel et situation sur la carte

lien présentation des hutongs de Beijing

Les hutongs sont de petites ruelles anciennes dont certaines datent de plus de 800 ans. Un vrai dédale de petites ruelles avec chacune des centaines d’habitation qui pour la plupart ont leur propre cour.
A l’heure actuelle en 2022 il ne reste plus tant de hutong que cela mais le gouvernement chinois qui a compris leur importance aux yeux des touristes en a heureusement gardés certains dans la capitale.
L’endroit est merveilleux et n’a rien d’occidental (pas de photo  mon hôtel malheureusement mais je vous propose de consulter les 3 liens en gras et en rouge juste quelques lignes plus haut)  où vous pourrez voir des images qui elles sont bien plus récentes. L’hôtel, l’intérieur des chambres a changé aussi).
Je ne prendrai pas la peine de me reposer beaucoup. Prendre une douche, me préparer un café (dans les hôtels chinois il y a toujours un grand thermos d’eau bouillante pour vous permettre de vous préparer thé ou café et j’avais prévu de prendre du café en poudre.
Après ce premier petit intermède, je suis ressortie sac au dos, carte en main (écrite uniquement en chinois) , crayon et carnet.
Si je ne suis pas partie ne voyage organisé, je voulais acheter sur place deux excursions et pour ce faire j’ai donc prit le métro.

 

 

3 281/365 – Récit de voyage – Chine 1994 – Préambule –

Préambule

C’était en 1994 avant le printemps, la société dans laquelle je travaillais avait effectué une « compression du personnel » et je faisais partie du lot malgré mon CDI et malgré la qualité de mon travail.
Après une journée particulièrement harassante, j’avais été appelée dans le bureau du chef de service (comme les deux autres collègues  avant moi) et on m’avait dit que dès le lendemain je ne devrais plus me présenter au bureau et qu’on ne me demanderait pas de prester le préavis (celui-ci me serait payé ainsi que mes congés payés et le reste).
Un petit peu abasourdie comme mes deux autres collègues j’avais donc quitté le bureau sans me retourner et j’ étais rentrée chez moi.
A l’époque j’habitais en Belgique à Rhode Saint Genèse. Si j’avais choisi cet endroit c’est qu’il se situait à moins d’un kilomètre du manège où j’avais ma jument (que j’avais perdue en 1988 et que j’avais dû faire endormir par le vétérinaire). Après ce drame, j’étais bien sûr restée dans cette petite maison qui faisait partie d’un ancien corps de ferme transformé en habitation (bien avant que j’y arrive). Le propriétaire, un vieux monsieur, y avait également son logement).
C’était loin d’être confortable ; il y avait un peu d’humidité, pas de salle de bain et les toilettes se trouvaient au dehors. Mais le loyer était fort peu cher (avant 1988 et la maladie de ma jument je devais aussi penser à payer la pension au manège, à payer les frais de maréchalerie toutes les 6 semaines et les frais vétérinaires une fois par an (plus en cas de souci) ; je devais également payer le loyer, les charges et me nourrir. Comme j’avais un chat je devais également lui fournir tout ce dont il avait besoin.
Depuis 1988 j’avais donc eu l’occasion de mettre de l’argent de côté puis ; je recevrais mes indemnités de licenciement, pécule de vacances etc. … donc pas de problème de ce côté-là – sans que je sois crésus -.
Je me suis dit …. Et si je partais en voyage ?
L’idée était bonne, je m’étais il y a peu séparée de mon compagnon et je me suis dit que je pourrais choisir une destination lointaine qui me fait envie depuis longtemps et un pays qui ne tentait pas beaucoup de gens encore.

C’est décidé, je vais partir en Chine !

Maintenant il me restait à choisir les villes que je désirais connaître, à regarder ce qu’il y avait moyen de faire et de visiter, les logements qu’on y proposait et ce que cela pourrait me coûter. Pas question de choisir un voyage organisé ni de partir sac au dos (ce qui n’est pas du tout, mais vraiment pas du tout ma tasse de thé -chinois bien sur-).
Je suis alors allée voir une agence spécialisée pour voir ce qu’ils pourraient me proposer en terme de logement et de compagnie aérienne pour Beijing (Pékin) et Shanghai.

Au départ j’avais un petit peu débordé de la Chine car le Japon m’intéressait fortement depuis longtemps aussi ; donc, je pensais faire une petite incursion d’une semaine maximum au Japon après mon séjour en Chine. J’ai très vite déchanté car même si j’avais les moyens d’effectuer un gros voyage, le séjour au Japon m’aurait coûté plus cher que mon séjour en Chine (vol et logement compris) et je devais tout de même penser au coût de la vie à mon retour et avant de retrouver un travail.

 

L’agence spécialisée m’a alors proposé de loger dans un hôtel qui accueille les Chinois et les étrangers (dans un quartier typique – un hutong -) à Beijing et de loger chez l’habitant à Shanghai -je serais la première chez eux à accepter. L’idée me paraissait excellente et nous avons conclu le contrat de vente.

Je partirais de l’aéroport de Zaventem (Bruxelles) avec un vol en airbus A310 jusque Frankfurt puis après une escale de 4 heures je prendrais un Boeing 747 de la Lufthansa en vol régulier jusque Beijing. Après mon séjour à Beijing je retournerais à l’aéroport international de Pékin pour un vol Air China en Boeing 747 jusque Shanghai. Le retour de Shanghai via Frankfurt pour arriver à Zaventem (Bruxelles) se ferait avec la Lufthansa comme à l’aller et en Boeing 747 of course.

J’étais enchantée, très enchantée même de faire un si long vol en Boeing 747 (si on m’avait proposé un autre type d’avion j’aurais illico fait changer le mode de transport pour un 747) ; mais, j’expliquerai l’amour que j’ai pour cet avion lors du récit d’un autre voyage effectué bien des années avant celui que je vais vous narrer.

Sondage pour ce site qui va avoir son anniversaire : 10 ans

Bonjour à toutes et à tous

Depuis quelques temps j’avais dans l’idée d’inclure parmis mes publications photographiques qui se font rares …. des récits. J’avais pensé fouiller le fond de ma mémoire pour vous raconter des voyages (j’ai eu le plaisir d’en effectuer quelques uns loin, vraiment loin de mon pays … entre 4 et 12 heures d’avion environs). Seulement les photographies que j’y ai prises datent de vraiment longtemps et ont été prises en argentiques et certaines n’ont plus une qualité visuelle excellente. De plus, ne possédant pas de scanner je devrais les photographier avec mon appareil numérique sans avoir un resultat formidable.
Malgré cela (si je publie des photos il y en aura peu), seriez vous intéressés par ces récits ? Il y aura bien sur beaucouop, … beaucoup de texte (mes lecteurs étrangers pourront ou devront alors utiliser le traducteur)

Merci de me répondre en commentaire
ps ; en même temps, nous approchons de l’anniversaire de mon site. Fin mars il fêtera ses 10 ans 
Que diantre ….. 10 ans ! Et; que de changements depuis 😀

Catherine – Ariège , le 13 mars 2022