3 332/365 – Tour Velléda au parc de la maison de Chateaubriand (2)

Tout au long de ces vacances  (qui ne sont pas encore terminées), c’est plusieurs fois que je me suis rendue au coeur de la vallée aux loups et que tout naturellement mes pas on repris le chemin de cette bien jolie propriété de la maison de Chateaubriand.

La tour Velléda se trouve dans le parc la propriété de la maison de Chateaubriand.

tour velléda

C’est dans cette tour que Chateaubriand a installé son bureau et sa bibliothèque. C’est donc en pleine nature, dans un milieu arboré sur le haut de sa propriété que Chateaubriand aimait se retirer une petite dizaine d’heures par jour.

Cette tour ne se visite pas mais lorsqu’on regarde par une des fenêtres on ne peut que rester muet(te) lorsque le regard se promène parmi les  bien nombreux ouvrages sur les dives rayonnages de ce petit ensemble.

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3 331/365 – Quelques mots avec Chateaubriand (1)

Lors d’une après-midi dans la Vallée au Loup je me suis rendue à la Maison de Chateaubriand et me suis promenée dans ce grand parc et cet arboretum de toute beauté.
Des mots de l’auteur m’ont accompagnée tout au long de la promenade

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Il faut (…) se persuader d’abord qu’écrire est un art ; que cet art a nécessairement un genre et qu echaque genre a ses règles. Et qu’on ne dise pas que le genre et les règles sont arbitraires ; ils sont nés de la nature même ; l’art a simplement séparé ce que la nature a confondu ; il a choisi les plus beaux traits, sans s’écarter de la ressemblance du grand modèle.

 

Tout ouvrage, même un ouvrage d’imagination, ne peut vivre, si les idéesmanquent d’une cetrtaine logique qui les enchaînet et qui donne au lecteur le plaisir de la raison, même au milieu de la folie. Voyez les chefs-d’oeuvre de notre litterature : après un mûr examen, vous découvrirez que leur supériorité tient à un bon sens caché, à une raison admirable qui est comme la charpente d el’édifice.

 

Il est des génies heureux qui n’ont besoin de consulter personne, qui produisent sans effort et avec abondance des choses parfaites ; je n’ai rien de cette félicité naturelle, surtout en  littérature : je n’arrive à quelque chose qu’avec de longs efforts ; je refais vingt fois la même page, et j’en suis toujours mécontent : mes manuscrits et mes épreuves sont , par la multitude des corrections et des renvois , de véritables broderies, dont j’ai moi même beaucoup de peine à retrouver le fil.

 

Je travaillais avec délice à mes Mémoires, et les Martyrs avancaient (…). Je m’étais établi au milieu de mes souvenirs comme dans une grande bibliothèque : je consultais celu-ci  et puis celui-là, ensuite je refermais le registre en soupirant, car je m’apercevais que la lumière , en y pénétrant, en détruisait le mystère. Eclairez les jours de la vie, ils ne seront plus ce qu’ils sont.

 

(…) certainement cet hiver j’écrirai quelque slivres de mémoire, j’ai beaucoup de sentiments renfermés que je veux exprimer pour m’en délivrer et je suis convaincu que je montrerai un intérieur d’âme assez extraordinnaire. Je suis assez curieux de voir ce que je pourrai dire quand je m’abandonnerai à toutes mes pensées sans garder aucune convenance et sans me faire aucune restriction.

 

(…) c’est là l’inconvénient de tout journal : on y trouve des discussions sur des sujets devenus indiférents ; le lecteur voit passer comme des ombres une foule de personnages dont il ne retient même pas le nom : figurants muets qui remplissent le fond de la scène. Toutefois c’est dans ces parties arides des chroniques  que l’on recueille les observations et les faits de l’histoire de l’homme et des hommes.